Avant d’être un Etat du Mexique actuel, Michoacan désignait au XVIe siècle la capitale des Porhépecha : Tzintzuntzan. Le ”lieu des poissons” en nahuatl (la langue des Aztèques). Guerrriers habiles au tir à l’arc, les Porhépecha repoussèrent les visées expansionistes aztèques et refusèrent de leur porter secours alors que ces derniers, aux abois, les sollicitaient pour défendre leur cité, Mexico-Tenochtitlan, assiégée par les Espagnols et leurs alliés. Ce “laisser-faire” ne leur valu aucune reconnaissance de la part des conquistadors qui pillèrent leur territoire, mirent à mort leur roi et prirent leurs femmes. La “Relation du Michoacan” (référence ci-dessous) nous fait découvrir les héros - dont le roi Tariacuri - et les dieux de ce peuple mystique qui rejeta l’écriture et les calendriers. Parmi les faits marquants : les Porhépecha communiquaient en permanence avec les divinités via la fumée parfumée de leurs bûchers. Femmes et hommes pratiquaient l’autosacrifice en incisant les lobes de leurs oreilles. Et comme leurs ennemis, les Aztèques, ils extrayaient le coeur et tranchaient la tête des prisonniers destinés au sacrifice. Curicaueri, divinité tutélaire et solaire des Porhépecha, était représenté par une “matrice d’obsidienne”. Un nucléus de verre volcanique noir que le roi conservait pieusement dans un linge de coton ou une peau de cervidé et dont il détachait des lames, lors des cérémonies,  avant de céder - à la fin de son règne -, cet emblème du pouvoir à son successeur.  Spécificités artistiques : des céramiques, allant de figurines féminines et masculines, aux torses élancés, issues de la culture Peña del Toro (600 à 400 av J.-C) jusqu’aux « vénus » (datées entre 200 av et 250 apr. J.-C) dont certaines callipyges ou enceintes ou portant un enfant. Ces statuettes nous montrent des femmes rarement vêtues, avec des coiffes élaborées et des tambas (grosses boucles d’oreilles souvent circulaires), des colliers et diadèmes. La culture porhépecha/tarasque* a fait preuve d’une grande maîtrise de l’obsidienne. Ils ont aussi laissé nombre de parures dans ce matériau, mais aussi des céramiques (pipes), pinces à épiler et divers objets en cuivre. Également des sculptures de pierre sacrificielles (chac-Mool). *Tarasque est le nom péjoratif donné aux Porhépecha par les Espagnols Pour en savoir beaucoup plus sur les Porhépecha : Relation de Michoacan. Version et présentation de J.M.G. Le Clézio. Tradition Gallimard. 1984.                                    Michoacan  Photothèque A.d’Orval © © Vase  à  goulot excentré. Terre cuite creuse à engobe beige, avec   peinture   rouge   et   bleue, soulignée  de  noir, façon champlevé. H : 25 cm H : 33 cm  La : 17,5 Pierre. Personnage portant sa tête ©  Flûte à quatre trous en terre cuite à engobe rouge  et peinture bleue  beige et verte du pavillon  Longueur : 39,5 cm  diamètre extrémité : 10 cm.   Menu de l’abécédaire illustré Aux hymnes des Aztèques, les Porhépecha préféraient communiquer avec les dieux                                          par l’intermédaire de fumées parfumées Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Interviewes des     chercheurs, sites web, expos ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO