Mexico recouvre aujourd’hui les ruines de Tenochtitlán, l’ancienne capitale aztèque détruite par les conquistadors lors de la conquête du Mexique. Telle Venise, cette vase cité lacustre était bâtie sur des îlots et des terres prises sur les marais du lac Texcoco aujourd’hui asséché. De longues chaussées (jusqu’à 8 km !) et des ponts — escamotables — reliaient la ville, composée d’habitations, de commerces, d’un marché et d’un centre religieux (dominé par un grand temple-pyramide), à la terre ferme. Les Aztèques s’y déplaçaient à pied ou en canoë. D’abord admiratif, Cortés comprit rapidement combien il était difficile de prendre cette cité peu ordinaire qui comptait environ 300 000 habitants. Il jugea préférable de s’emparer, par la ruse, de la personne de l’empereur : Moctezuma. Victoire passagère. Car le gouverneur de Cuba, qui n’appréciait guère les frasques de Cortès, va dépêcher, pour l’arrêter, une armée commandée par Pamfilo de Narvaez. Cortès part au devant de cette troupe et compte bien retourner une nouvelle fois la situation en sa faveur. Il laisse à Mexico une petite garnison sous le commandement de Pedro de Alvarado. Las ! Ce dernier a le sentiment que les Indiens fomentent un nouveau mauvais coup (après celui de Cholula) et décide de massacrer les dignitaires et caciques présents lors d’une fête donnée en l’honneur de Huitzilopochtli. La riposte des Indiens est brutale. Elle oblige Cortès qui, entre temps, a défait Pamfilo de Narvaez, à rejoindre Mexico au plus vite. De fait, la situation est critique. Les Espagnols sont soumis à des pluies de projectiles (flèches, pierres, pieux…). Cortés parvient malgré tout à convaincre Moctezuma de jouer les médiateurs. En vain. Déconsidéré, l’empereur – qui a été remplacé par son frère - est touché au visage par des pierres. Il meurt des suites de ses blessures. Dans la nuit du 15 juin 1520, les Espagnols tentent de fuir la cité. Non sans oublier d’emporter le trésor d’Axayacalt qu’il ont eu la surprise de découvrir, par une porte secrète, dans le palais où ils étaient logés. Les hommes de Narvaez, qui ont rejoint Cortès, comptent parmi les plus cupides et les plus lourdement chargés. Nombre d’entre eux sont rattrapés, tués ou faits prisonniers (cf. condamnés à finir sur la pierre sacrificielle) et avec eux près de deux mille Indiens qui avaient choisi le camp espagnol. Cet épisode tragique est connu sous l’expression «la Noche triste ».  Un an plus tard, une nouvelle fois aidés par les Indiens hostiles aux Aztèques, Cortés et ses hommes reviennent jusqu’au lac Texcoco où ils mettent à l’eau une flottille de Brigantins construite à bonne distance et acheminée en pièces détachées. Il faudra l’appui de ces navires et 75 jours de siège pour réduire Tenochtitlán, avant de la détruire intégralement. Depuis la découverte du grand calendrier de pierre (piedra del sol) en 1790, nombre de vestiges ont été exhumés de l’ancienne capitale aztèque. Dernière découverte d’importance : les bases du grand temple-pyramide (Templo Mayor) retrouvées au cœur même de Mexico, à deux pas de la cathédrale.   Pour en savoir plus (en langue française) CORTES Hernán. La conquête du Mexique. La Découverte/Poche. Littérature et Voyages. Traduction de Désiré Charnay . 1996. —  BERNAL DIAZ del Catillo. Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne. La découverte/Poche. 2009. Pour de plus amples informations http://www.quaibranly.fr/ Rubrique : Documentation  scientifique. Pour  accéder au portail documentaire. Quatre catalogues en ligne : médiathèque, icono- thèque, archives et documentation des collections. Et  le  catalogue des objets à visionner avec le zoom Le Journal de la Société des Américanistes en ligne : - de 1895 à 2000 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/jsa - de 2000 à 2005 : http://jsa.revues.org/                                          Tenochtitlan (Mexico)  Telle Venise, la cité aztèque était bâtie sur des ilots et des terres prises sur les marais du lac Texcoco... © Hellen © Claude Joulin Maquette géante de la cité  lacustre de Tenochtitlan (Mexico) Le drapeau mexicain.  L’aigle qui dévore un serpent perché sur  un  figuier  de  barbarie rappelle que les Aztèques, conduits par leur dieu Huitzilopochtli,  étaient en quête   de   cette rencontre insolite lorsqu’ils cherchaient    où  batîr leur cité et le temple à la gloire de leur divinité Le grand temple, le “Templo Mayor” au sommet duquel les Aztèques offraient à leurs dieux des coeurs humains... © http://www.youtube.com/watch?v=JDDWtF2NMng   Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Menu de l’abécédaire illustré Interviewes des    chercheurs, sites web, expos ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO