Panthéon aztèque Mexique. Le vaste et complexe panthéon aztèque est dominé par une divinité guerrière : Huitzilopochtli (« le colibri de la gauche » ou « colibri du sud »). C’est le soleil du matin. Celui qui s’élance dans le ciel, tel un aigle, pour atteindre, au maximum de sa force, le zénith. Les Aztèques croyaient que la course matinale du soleil était accompagnée par l’âme des valeureux guerriers morts au combat ou sacrifiés. À midi, ces derniers « passaient le relais » aux non moins valeureuses femmes mortes en couche. C’est alors le miroir d’obsidienne du frère de Huitzilopochtli, son pendant invisible, Tezcaltlipoca*, par ailleurs force de la nuit et du royaume des morts, qui renvoyait la lumière du soleil (Graulich, page 51). Tout à la fois guerriers et agriculteurs, ces dernierrs attachaient une immense importance à Tlaloc, le dieu de la pluie et des éléments (tempêtes, orages, foudre) dont le paradis toujours verdoyant était promis à certains élus, dont les noyés et les foudroyés. Son sanctuaire jouxtait, au sommet de la grande pyramide de Mexico-Tenotchitlan, celui consacré à Huitzilopochtli. Parmi les autres divinités protectrices, diurnes et nocturnes, citons la mère de ce dernier  Coatlicue,  déesse terrestre «à la jupe de serpent» (photo). Quetzalcoatl (le «Serpent à plumes»), dieu de la vie, du vent, de la fertilité, créateur de l’agriculture, du maïs et protecteur des arts, Tonatliuh, le dieu soleil (dont le visage figure au centre du grand monolithe de basalte (24 tonnes) appelé «Pierre du soleil» ou «Calendrier aztèque», Chalchiuhtlicue, la déesse de  l’eau, Xiuhtecuhtli, dieu du feu, Mictlantecuhtli, dieu de l’enfer et Xipe Totec («Notre Seigneur recouvert de peau» ou «Notre Seigneur l’écorché», dieu des orfèvres, de la pluie printanière, du renouveau des plantes et de la nature. C’est en invoquant ce dernier que des pénitents atteints d’une maladie de peau ou des yeux se revêtaient pendant vingt jours de la peau d’un sacrifié après un simulacre de combat opposant des guerriers à quantité de prisonniers armés d’armes factices. Dans son livre (référence ci-dessous) Michel Graulich détaille les diverses cérémonies auxquelles recou- raient les Aztèques, pour faire appel aux dieux ou les satisfaire, en immolant des hommes dans les cités du Mexique ancien. * Pour F. Bernardino de Sahagún, Tezcaltlipoca serait devenu, au fil du temps, la divinité suprême des Aztèques. Sur le Net  http://www.mayavase.com http://www.southamericanpictures.com    (Cliquez sur Archaeology + history, puis Aztec). Pour en savoir plus  SOUSTELLE Jacques. L’univers des Aztèques. Collection Savoir : cultures. Herman. Éditeur des Sciences et des Arts. 1979. DE SAHAGUN Fray Bernardino. Histoire générale des choses de la Nouvelle-Espagne. FM/La découverte.1991  GRAULICH Michel. Le sacrifice humain chez les Aztèques. Fayard. 2005. BERNAND Carmen. Quetzalcoatl, le serpent à plumes. Larousse. 2010. Statue en pierre de la déesse Coalticue Musée national d’Anthropologie (Mexico) ©Justin Kerr -  K4667 http://www.mayavase.com Musée national d’Anthropologie (Mexico)       Deux divinités étaient particulièrement honorées au sommet  des temples-pyramides :                                                             Huitzilopochtli et Tlaloc... http://www.gobiernodigital.inah.gob.mx/mener/index.php?id=33 Menu de l’abécédaire illustré  Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Interviewes des     chercheurs, sites web, expos ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO