Jade précolombien Masque du roi Pacal reconstitué à partir des morceaux  de  jade retrouvés dans la tombe. Une nouvelle restauration a depuis  lors  été réalisée. K4662 © Justin Kerr K5174 © Justin Kerr © Justin Kerr K7261 © Justin Kerr http://www.mayavase.com http://www.mayavase.com http://www.mayavase.com http://www.mayavase.com Petit jade olmèque. Hauteur : 5,6 cm Masque maya réalisé pour partie en jade                      Pour voir plus           de jades précolombiens...  http://www.mayavase.com        Cliquer sur l’encadré en haut à droite PRECOLUMBIAN PORTFOLIO, puis sur Jade Pendentif en jade du Costa Rica (Nicoya). H : 14 cm     Sa dureté est telle que certains chercheurs s’interrogent encore sur la technique                                     utilisée par les Précolombiens pour le travailler Le jade avait plus de valeur que l’or en Mésoamérique. Plus d’un millénaire avant notre ère, les Olmèques utilisaient déjà le jade. En Amérique, il s’agit plus précisément de jadéite avec laquelle ils réalisaient des perles, avant de maîtriser parfaitement la taille et “sortir” de la pierre des ornements de plus en plus sophistiqués. Les Mayas, puis les Aztèques, attachèrent la même importance au jade. Pour tous ces peuples d’agriculteurs, la couleur verte ou bleutée du jade était symboliquement associée à l’eau et assimilée, en particulier, au maïs qui lève.  Le prestige du jade tenait aussi à la rareté des gisements. Le plus important était localisé au sud-est du Guatemala, dans la vallée du rio Motagua. Dès lors, on ne s’étonnera pas si le port d’objets en jade était l’apanage de l’élite. Quand ils n’étaient pas destinés (à l’exemple des masques) à accompagner dans la tombe les plus hauts dignitaries. Autre aire géographique d’importance : la province de Guanacaste, à l’ouest du Costa Rica, où apparaissent des pendentifs caractéristiques. La partie décorative se partage en deux (ci-dessous à gauche). En haut : la tête coiffée et le torse d’un personnage stylisé qui croise les bras. Dessous, et couvrant un tiers de la surface restante (souvent davantage), une surface parfaitement polie et arrondie comme l’est la tête d’une hache cérémonielle. Reste une question : le jade précolombien a-t-il livré tous ses secrets ? Car voilà : Comment les Indiens parvenaient-ils à extraire autant de merveilles de cette pierre ?  Il est  souvent dit qu’ils utilisaient une “scie” à corde et un abrasif (du sable, par exemple). Certains spécialistes sont sceptiques. Pour Philippe Blanc, docteur en géologie (laboratoire de biominéralisations et paléoenviron- nements Paris-Jussieu) : “la dureté du jade précolombien est bien supérieure à celle du jade chinois. Au microscope, le jade précolombien fait apparaître des pyroxènes à grains très fins, avec de toutes petites aiguilles entremêlées qui expliquent sa dureté”. Celle-ci est voisine de 8 sur l’échelle de Mohs qui compte 10 niveaux avec le diamant. Phillipe Blanc s’interroge à propos de cette dureté : “il faut un outil qui morde, constitué d’une matière particulière, comme du corindon, par exemple. Je ne parle pas du diamant, mais j’avoue que je me suis interrogé. Le sujet mériterait qu’on fasse des recherches”. Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Interviewes des     chercheurs, sites web, expos ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO