© Justin Kerr http://www.mayavase.com *Guerriers morts au combat, femmes mortes en couche, noyés, foudroyés et enfants rejoignaient le paradis qui leur était destiné. **Faits rapportés dans son Histoire générale des choses de la Nouvelle Espagne. Lien ci-dessous : page 260. Texte en espagnol. http://books.google.com/books?id=0AoOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false Inframonde L’inframonde - ou monde souterrain - était à la fois source de vie et domaine de la mort pour les Précolombiens de Mésoamérique. Claude- François Baudez (p.459) distingue  l’inframonde humide « à l’aspect ophidien, terrestre, vivant, fertile », de l’inframonde sec « à l’aspect félin, solaire, mort et aride ». Le fait est que, pour les Mayas,  l’eau ne venait pas du ciel mais du monde d’en bas à l’origine de la végétation et, en particulier, du maïs (se reporter au mythe des jumeaux, vainqueurs des Seigneurs de l’inframonde dans le Popol Vuh). Le soleil couchant, “vieillissant», rejoignait l’inframonde, avant de réapparaître, à l’aube, revigoré par le sang des victimes sacrifiées sur les plates-formes des pyramides. Pour les hommes, les grottes étaient les « portes » d’accès à l’inframonde, comme l’étaient pour les animaux les anfractuosités du sol qui leur permettaient de « passer d’un monde à l’autre ». Toujours en Mésoamérique, et particulièrement chez les Aztèques, l’inframon- de était synonyme de repos éternel. Les funérailles duraient quatre ans. Les défunts étaient incinérés, mais encore fallait-il, avant de partir pour une vie nouvelle,  surmonter les épreuves infernales*  qui les attendaient. Parmi les- quelles un redoutable vent glacial - si fort qu’il pouvait arracher des lames d’obsidienne, précise Bernardo de Sahagun** -, et un fleuve qu’il fallait traverser agrippé au dos d’un petit chien. Pas n’importe lequel.  Celui que le défunt avait, de longue date, élevé en vue de cette traversée, afin qu’il vienne à son appel le chercher depuis la rive opposée. A cette fin, le petit chien – au pelage ni blanc, ni noir, mais rouge – était sacrifié pour accompagner son maître. Plus conséquente était la « mission » qu’on attendait du mort dans les Andes centrales. Le corps momifié était enterré avec divers objets (dont des poteries) qui avaient pour but d’aider le défunt à accomplir au mieux sa nou- elle fonction : celle d’ancêtre bienveillant dont on attendait qu’il pourvoit cor- rectement en eau – c’est-à-dire ni trop, ni trop peu -, les champs qu’il cultivait hier. Et ce, avant qu’il rejoigne un jour l’Océan, comme le faisait l’eau qui traversait les vallées-oasis après avoir dévalé les pentes des Andes. Chien colima. Ouest du Mexique. Longueur : 35,6 cm K8235 Baudez Claude-François. Une histoire de la religion maya. Bibliothèque Albin Michel Histoire. 2002. Le monde d’en bas n’était pas de tout repos... Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Le Clézio J.M.G  Le rêve mexicain. Folio Essais N° 178.  Editions Gallimard. 1988 Pour en savoir plus Menu de l’abécédaire illustré ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO