Interviewes des     chercheurs, sites web, expos « La manipulation et la domestication des plantes auraient commencé en Amérique de manière indépendante, dans trois régions : au sud du Mexique, il y a environ 9000 ans (foyer rayonnant centre-américain), dans les Andes péruviennes, il y a 6000 ans (foyer sud-américain) et sur le moyen Mississipi il y a 4000 ans (foyer nord américain) ». Au-delà de ces dates-clés,  Marcel Mazoyer et Laurence Roudart font dans Histoire des agricultures dans le monde, du néolithique à la crise contemporaine (Editions du Seuil, 2002) , l’éloge de l’exceptionnelle contribution des Indiens d’Amérique à l’héritage agraire de l’humanité.  « Une contribution que l’on peut mesurer au nombre et à l’importance économique des plantes qu’ils ont domestiquées : maïs, pomme de terre, manioc, haricot, coton, tabac, tomate, etc. ». Importance économique assurément, mais pas seulement. Plus que tout autre, le maïs va impacter de façon considérable les sociétés préco- lombiennes, tant leur organisation que les paysages sur lesquels ils s’installent. Par la construction de digues, aqueducs, canaux, terrasses, puits*, réservoirs et greniers, mais aussi la création de champs surélevés et de jardins flottants (chinampas aztèques). Plante nourricière par excellence, le maïs (souvent associé au haricot et à la courge) devient partout** le garant de la survie des communautés. Au point d’en faire une divinité (Yumtaax chez les Mayas), de grands plants en or dans l’enceinte des Temples du Soleil*** du Pérou et de lier calendrier cérémoniel et calendrier agricole. Comme en témoignent, toujours au Pérou, les combats cérémoniels de Capac Raymi via lesquels on célébrait, lors du solstice d’été, la croissance du maïs. Tout va pour le mieux quand l’eau suffit aux besoins. Mais qu’il vienne à pleuvoir trop (inondation) ou pas assez (sécheresse), voire un événement climatique de type El Niño, et c’est le devenir des populations qui est menacé. Au-delà des offrandes classiques, les élites qui détiennent le pouvoir n’ont qu’un moyen - dont elles vont user et abuser -, pour  amadouer  les  « forces » (déités**** ou Ancêtres) dont toute catastrophe traduit le mécontentement : les sacrifices humains. La mise à mort des prisonniers de guerre et des vaincus des divers joutes et combats rituels. *A l’image des « puquios », ces grands puits empierrés en forme de colimaçon propres à la culture nazca ** Sauf en altitude. Sur le versant pacifique du Pérou, au-dessus de 3000 m, le maïs fait place à la pomme de terre. ***Un jardin d’or jouxtait les maisons royales dans le Coricancha (quartier d’or) des grandes villes du Pérou. « On y voyait  [ndlr. fait d’or et d’argent]  toutes sortes de plantes, de fleurs, d’arbres, d’animaux petits et grands, sauvages et domestiques » rapporte Inca Garcilaso de la Vega, dont « un grand plant de maïs, et un autre de cette graine qu’ils appellent quinoa (…) » **** En Mésoamérique : Chaac, le dieu de la pluie, reconnaissable à son long nez, est l’une des plus anciennes déités mayas. Tlaloc, aux yeux entourés d’anneaux, est originaire du Mexique central. Au Pérou : les Incas tinrent l’éclair, le tonnerre et la foudre pour serviteurs de l’astre solaire. Un temple leur était consacré à proximité du temple principal, celui du Soleil, qui jouxtait celui de la Lune. Ces temples étaient eux-mêmes voisins des temples dédiés, l’un à l’arc en ciel, l’autre aux étoiles. Agriculture (Eau et) Où l’on voit l’importance du maïs et son impact sur les sociétés précololombiennes                        Interviewes des     chercheurs, sites web, expos Entrée d’un puits nazca   Vue partielle des terrasses (andenes), hier cultivées, de Machu Picchu © Claude Joulain    © Claude Joulin Menu de l’abécédaire illustré http://www.youtube.com/watch?v=ttBe63uANA0 http://www.youtube.com/watch?v=eaIGp9Cu8XM&feature=related Le principe des “andenes” Pour découvrir, entre autres les acqueducs nazcas... Les jardins flottants de Mexico- Tenochtitlan www.troglos.com ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO