Interviewes des     chercheurs, sites web, expos ART PRECOLOMBIEN - PRE-COLUMBIAN ART - ARTE PRECOLOMBINO Sur le marché de l’art, les experts ne manquent jamais de mettre en avant que tel objet est accompagné d’un test de thermoluminescence.   Qu’est-ce au juste que la « TL » ?  Nous-mêmes, comme tous les objets qui nous entourent dans la nature, sommes soumis en permanence aux rayonnements énergétiques des radioéléments. Ces derniers de la famille de l’uranium, du thorium et du potassium, nous irradient continuellement depuis la nuit des temps et ce, absolument partout.  Si les doses - heureusement extrêmement faibles - que nous absorbons ne modifient pas nos cellules, elles perturbent en revanche les structures internes des terres cuites qui contiennent toujours certains cristaux, notamment de quartz. Lesquels ont une propriété intéressante : ils emmagasinent une grande partie de l’énergie qui provient des rayonnements énergétiques. En chauffant une terre cuite - supposée ancienne - on va donc libérer l’énergie absorbée sous forme de lumière. C’est la thermoluminescence… Comment peut-on dater une céramique à partir de cette thermoluminescence ? La mauvaise idée serait de mettre au four une poterie ancienne ! Car vous libéreriez alors - sous forme lumineuse - la totalité de l’énergie qu’elle a piégée depuis sa cuisson initiale. Si bien qui si vous décidiez ensuite de la dater, elle n’émettrait plus qu’une faible lumière comparable à celle que produirait, lors d’un test équivalent, un vase de Vallauris. Pourquoi ? Parce qu’à cause de la cuisson, son compteur de temps, son chronomètre, aurait été remis à zéro. J’ajoute que l’énergie absorbée - et donc la thermoluminescence qui en résulte - augmente de façon continue avec le temps. C’est pourquoi vous effectuez de petits prélèvements…   Exactement. Nous prélevons sur la terre cuite à dater quelques milligrammes de matière, par le biais de deux ou trois échantillons qui, eux, sont ensuite chauffés séparément en laboratoire entre 200° C et 500° C. Nous obtenons ainsi - pour chaque prélèvement - une courbe de thermoluminescence. Ces mêmes échantillons sont ensuite irradiés, avec une dose  parfaitement calibrée, Puis, nous chauffons une seconde fois les prélèvements afin d’obtenir, là aussi pour chacun d’eux, une seconde courbe de thermoluminescence. Dès lors, une simple comparaison des deux courbes et une règle de trois nous permettent de calculer, de façon simple, la dose archéologique. Dose qui se traduit comment ? Dans notre jargon par un certain nombre de Gy. Le  Gray (Gy) étant l’unité. Qui va donner l’âge... Pas encore. Il nous faut rapporter cette dose archéologique à la dose d’irradiation naturelle. A la concentration de radioéléments dans laquelle - si j’ose dire - a “baigné” la terre cuite. Ce qui conduit à savoir combien elle a concentré de radioéléments, mais aussi à quel niveau ces derniers étaient présents dans son environnement. A cause de son enfouissement... Oui, car ce facteur externe est important. Nous savons que le rayon d’action des Expert près la chambre Européenne des Experts-Conseils en oeuvres d’art Ingénieur de recherche en thermoluminescence Qed Laboratoire.13100 Aix en Provence La mauvaise idée  serait de mettre au four  une poterie ancienne !  Car vous libéreriez alors  — sous forme lumineuse —  la totalité de l’énergie  qu’elle a piégée  depuis sa cuisson initiale.” Soyons clairs.  Dans le cas des objets  du marché de l’art,  il est utopique  de remonter  à une dose annuelle précise